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vendredi 22 juillet 2011

Journal de Zoé : un tournant

Vendredi 22 Juillet 2011

Le Mercredi 2 Mars 2011, ouvrant ce journal, j’écrivais :
Je n’ai jamais écrit sur la première page lisse et blanche d’un cahier neuf amoureusement choisi :
« Petit cahier,  c’est à toi qu’aujourd’hui, jour de ma sortie de pension, je décide de confier mes impressions quotidiennes. L’honneur que je te réserve est grand. J’espère que tu l’apprécies. Puisses-tu demeurer toujours le plus discret de mes amis ! »

Eh bien, aujourd’hui, je n’hésite pas à écrire :
Petit blog,  c’est à toi qu’aujourd’hui je vais révéler toute la vérité sur la famille Bergeret.

La première chose que je dois te dire c’est que la personne qui a adopté le pseudonyme Zoé Bergeret, c’est-à-dire moi-même, est surtout celle qui fait tout dans cette famille prétendue.

Tu dois savoir aussi que, malgré ce qui a pu être écrit ici ou là, nos chats ne savent pas utiliser un PC ; notre chien, pas davantage.

La personne qui signe Lucien Bergeret n’a jamais été mon frère.
Il est vrai, par contre, qu’il est intimement lié à Charlotte.

J’ai écrit chez le soi-disant Lucien tout ce qui n’était pas copie de textes de la bibliothèque.

À demain.

lundi 11 juillet 2011

Journal de Zoé : le bout du tunnel ?

Lundi 11 Juillet 2011

Je suis sur le point de « rabibocher » Charlotte et mon frère.

Toujours rien de tante Jeanne. Il est vrai qu’elle m’avait dit que cela prendrait du temps, mais voilà presqu’un mois.

lundi 27 juin 2011

Journal de Zoé : Cafard

Lundi 27 Juin 2011


Hier, nous avons pédalé « sur la montagne ».
Aujourd’hui, pic de chaleur. Nous restons chez nous.

Les travaux chez Lucien et Charlotte n’avancent pas de façon satisfaisante.

Un brin de cafard.
À cause de Gaby.
Nostalgie de …..

S’il semble bénéfique à Charlotte de parler de sa mère sur son blog, je ne crois pas que parler ici de Gaby serait pour moi une bonne idée.
Charlotte parle d’une personne insupportable, unanimement jugée insupportable.
Charlotte souffre d’être privée d’une mère « normale ».
Charlotte sait qu’elle n’y peut rien.
Pour moi, j’ai peut-être ma part de responsabilité dans le d épart de Gaby.
Nos deux problèmes sont fondamentalement différents.

Supplément en soirée fourni par Sidonie, le chat de Charlotte, qui cherchait à combattre mes idées noires.

samedi 25 juin 2011

Journal de Zoé : parlerons-nous de Gaby?

Samedi 25 Juin 2011

Aujourd’hui, vélo.

En pédalant, je songeais à ce que j’écrirais ici.
La logique voudrait, je crois, que je vous parle maintenant de Gaby.

Si ceci était l’œuvre de l’auteur AC dont je vous parlais l’autre jour, nous aurions  probablement droit à une mise en parallèle de mon histoire et de celle de ma tante, par exemple, Zoé raconte son Gaby, une lettre arrive qui contient presque la même histoire, habilement décalée…

En vérité, parler de Gaby est encore trop difficile pour moi.

vendredi 10 juin 2011

Journal de Zoé : Les Caves du Vatican et autres Nouvelles du jour

Vendredi 10 Juin 2011

Je trouve sur le site Mediapart un article fort intéressant sur le manuscrit de l’Ethique de Spinoza qui aurait été retrouvé dans les archives du Vatican. On y lit, entre autres :
« Le parcours de ce manuscrit de L’Ethique jusqu’aux archives vaticanes pourrait, lui aussi, constituer la trame d’un roman à succès, sur fond de controverse savante et théologique.
«Il me faudrait deux jours pour vous l’expliquer en détail», déplore Pina Totaro. Le manuscrit découvert dans les archives du Vatican n’est pas de la main même de Spinoza, mais d’un de ses proches, qui l’avait copié pour le discuter avec d’autres savants européens, dont sans doute Leibniz. Il a très certainement voyagé depuis les Pays-Bas jusqu’en Italie dans les valises de Tschirnhaus, un mathématicien allemand, qui l'a, ensuite, remis à Niels Stensen, ou Sténon, un savant célèbre notamment pour son Discours sur l’anatomie du cerveau, dans lequel il réfute les théories de Descartes en la matière.
Cet ancien ami de Spinoza s’est converti au catholicisme en arrivant en Italie. «Sténon s’installe à Rome, précise Pina Totaro, dans un contexte où l’Eglise catholique mène une politique offensive de conversion, dont il devient un personnage central, puisqu’il est chargé d’approcher tous les savants du nord de l’Europe, pour la plupart protestants, qui voyagent en Italie…»
C’est alors, vers 1677, que Sténon a dû remettre le manuscrit de L’Ethique à l’Inquisition, puisque, dans le même temps, il écrit une dénonciation, également conservée dans les archives vaticanes, des thèses de son ancien ami. «C’est cette dénonciation, dans laquelle il évoque un texte très dangereux et hérétique, qui m’a convaincue qu’un manuscrit de L’Ethique devait se trouver quelque part à Rome», poursuit Pina Totaro »

Par ailleurs, je trouve, sur un site du Midi Libre, cette information passionnante : une mère de famille anglaise aurait offert à sa fillette de sept ans une opération des seins ; information prise, la petite attendra ses seize ans pour bénéficier du cadeau ; elle serait « trop pressée d’avoir une grosse poitrine comme maman, c’est trop beau »

jeudi 26 mai 2011

Journal de Zoé : Et ron et ron!

Jeudi 26 Mai 2011

Hier, j’ai passé beaucoup trop de temps sur la Rdl(le bug de l’entrée des commentaires, qui dure encore, donnant lieu à des amusements puérils dont j’éprouve un peu de honte)

Je regrette un peu ma réponse à « tantine », non que je redoute d’aller la voir et de m’engager dans une relation qui peut devenir pesante, mais parce que je me dis que si nous nous voyons, elle ne m’écrira plus et, peut-être, ses lettres me manqueront.
Je sais. C’est idiot.

Je continue avec Saint-Simon qui me donne djà envie de me procurer les mémoires de La Rochefoucauld.

lundi 23 mai 2011

Journal de Zoé : Rétrospective

Lundi 23 Mai 2011

J’ai ouvert ce journal le Mercredi 2 Mars 2011 par ces mots :
« Ici débute le Journal de Zoé Bergeret.

Je n’ai jamais écrit sur la première page lisse et blanche d’un cahier neuf amoureusement choisi :
« Petit cahier,  c’est à toi qu’aujourd’hui, jour de ma sortie de pension, je décide de confier mes impressions quotidiennes. L’honneur que je te réserve est grand. J’espère que tu l’apprécies. Puisses-tu demeurer toujours le plus discret de mes amis ! »

Eh bien, aujourd’hui, trois mars deux mille onze, âgée de soixante-huit ans, j’écris :
Ici débute le Journal de Zoé Bergeret »

Après cela, j’ai écrit tous les jours—enfin, presque  tout les jours—sur tel sujet qui passait :
Quelques confidences sur la vie supposée des Bergeret
L’avancement de mon « Histoire des Bergeret » qui en est toujours au même point.
Quelques remarques sur l’actualité récente
D’autres sur mes dernières lectures
N’oublions pas un projet de roman dont il me surprendrait fort que nous reparlions un jour
Quelques mots de l’inimitable Clopine Trouillefou
Des confidences sur mon activité de bibliothécaire
Le rappel d’un article ignoble lu dans mon enfance dans l’Almanach du Pèlerin
Des considérations sur l’incommunicabilité sur la Toile

Et, alors que deux jours plus tôt j’écrivais :
« Journée médiocre, malgré le beau temps.
Lu, dans un recueil récemment acheté, quelques préfaces, déjà lues pour la plupart, de romans du XIXème.
Demain, changement d’heure et pluie annoncée »
le 28 Mars, je recevais La Lettre et j’écrivais :
« Au courrier-- je parle du véritable courrier, celui qu’un véritable « facteur » dépose chaque jour ouvrable dans ma boite aux lettres--,  je trouve aujourd’hui, avec les habituels coupons de réduction—cette fois, j’userai peut-être de celui de la Redoute pour une table basse que j’avais décidé de commander en Avril--, l’objet le plus étonnant, le plus inattendu, le plus incongru, le plus anachronique, une lettre, une véritable lettre, une lettre manuscrite de deux pages pleines, pour tout dire une lettre de ma tante Jeanne dont je n’avais pas entendu parler depuis …. »

Et maintenant, quand je n’ai pas sa dernière lettre à déchiffrer, le croiriez-vous, je m’ennuie.

vendredi 13 mai 2011

Journal de Zoé : Vélo et autres

Vendredi 13 Mai 2011

Vélo.
Arrachage d’orties ; lanterne du fond dégagée.
Commande sur AbeBooks des Mémoires de Saint-Simon

lundi 9 mai 2011

Journal de Zoé : Souvenirs?

Lundi 9 Mai 2011

Suite de la lettre de « tante Jeanne » qui peine à expliquer ses incohérences précédentes et qui n’y parvient pas vraiment.

J’ai pu être incohérente dans ma première lettre ; je crois, par exemple, avoir utilisé le mot « frères » pour parler des liens entre Paul et Gaby ; s’ils ne l’étaient pas pour les services d’identité, ils ont, jusqu’à leur rupture, défini ainsi leur attachement ; il y a là toute une histoire, leur rencontre, la protection apporté par Paul au petit Gaby(n’oublions pas les sept ans d’écart), que je te conterai peut-être un jour, de vive voix, si tu décides de venir me voir. Tu as pu me prendre pour un imposteur ou une mythomane.
Tu nous appelais réellement « tonton et tantine » en ce temps-là et qu’importe que les liens  du sang n’aient jamais existé.
J’ai surement commis une autre erreur, une erreur que Gaby et moi avons faite toute notre vie, une erreur qui peut, si vous l’avez remarquée, vous avoir fait croire à de l’affabulation ; je pense avoir dit que Gabriel et moi étions à l’Ecole Normale en 43 ce qui est impossible, Pétain l’ayant supprimée des 1940. Eh bien, cela je l’ai dit parce que j’y croyais, j’y ai cru fermement, et Gabriel aussi, durant des années ; ce n’est qu’aujourd’hui, parce que j’essaie de me remémorer le contenu de ma lettre précédente, ce qui m’oblige à un effort intellectuel que je néglige habituellement—habituée à dire « Nous étions à l’Ecole normale en 1943 », je le rabâche  sans réflexion ». En réalité, nous avons fait un stage à l’Ecole Normale rétablie après la Libération et, par un effet que je m’explique mal, nous avons cru de bonne  foi en avoir été les élèves plus tôt, ce qui aurait très probablement été le cas si le monde n’était pas devenu fou.

Oui, « ma tante », oui, la mémoire nous joue tous les tours imaginables, comme par exemple ce pauvre Lucien qui croit maintenant m’avoir poussée dans un torrent et dont je me demande s’il ne vient pas tout juste de « se faire suggérer » cet ancien souvenir… Là, j’exagère peut-être.

vendredi 6 mai 2011

Journal de Zoé : Journée médiocre

Vendredi 6 Mai 2011

Journée médiocre.
Je me suis levée « couci-couça » et je crains que la journée entière ne soit de la même sorte.
Le torrent de « tante Jeanne » y serait-il pour quelque chose ? Ce n’est pas impossible.
J’ai effectivement un vague souvenir de cet épisode, mais dans mon souvenir, que je croyais d’ailleurs imaginaire, un rêve ancien, je n’étais nullement effrayée ; certes, je revoyais l’affolement de mon père se portant à mon secours, et cela je le revoyais très précisément, mais c’était tout ce qui me restait de cette scène ; à bien y réfléchir, ma mémoire n’avait d’ailleurs enregistré que la présence de mon père.
J’en ai parlé à Lucien. A ma très grande surprise, il se rappelait tout, y compris la présence d’autres personnes. Et il m’a avoué qu’il lui en est resté un sentiment de culpabilité, qu’il a l’impression, sans certitude, de m’avoir poussée dans l’eau.

Voilà pour le torrent.

Je n’ai pas eu le courage de reprendre la lettre de « tantine ».

Journée médiocre.
Grand vent.

lundi 25 avril 2011

Journal de Zoé : Charlotte

Lundi 25 Avril 2011

Charlotte et moi avons passé la journée d’hier en farniente.
Charlotte a beaucoup parlé, de sa mère évidemment, son problème principal, son problème unique.
Comme je lui suggérais d’en faire un roman :
« Pas question ! Un : je n’ai pas de talent. Deux : la littérature, ce n’est assurément pas la psychanalyse. Je peux continuer d’écrire une page de loin en loin sur mon blog. Cela me soulage un peu mais ce n’est surtout pas de la littérature. »

mardi 19 avril 2011

Journal de Zoé : Choses et autres

Mardi 19 Avril 2011


« Des fois, on cherche midi à quatorze heure ce qu’on a sous la main » disait, ce matin, à sa collègue une serveuse  du bar où j’attends parfois l’heure de mes rendez-vous.

Plus tard, l’arrivée d’un groupe m’a fait une nouvelle fois me poser cette ancienne question à laquelle je n’ai toujours pas trouvé la réponse : « Pourquoi suis-je si mal à l’aise quand je vois de parfaits inconnus se ridiculiser devant moi ? »

Clopine disait hier qu’elle a effacé deux chapitres de son roman. Aujourd’hui, elle donne l’adresse du site où elle a réécrit le premier. A suivre ?