Affichage des articles dont le libellé est bibliothèque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bibliothèque. Afficher tous les articles

jeudi 14 juillet 2011

Journal de Zoé : Fête Nationale

Jeudi 14 Juillet 2011

En ce jour de Fête Nationale :

J’ai reçu un message d’Abebooks—dont je suis une assez fidèle cliente—qui m’oriente vers une sélection d’intéressants bouquins.

J’ai écouté la chanson de Boris Vian la mieux adaptée à l’occasion.

J’ai pieusement recueilli cette perle de Claire Chazal, relevée par Eric Chevillard

« Il faudrait ne pas vieillir, ne pas voir les enfants devenir adultes et nous échapper, ne pas sentir chaque matin de petites douleurs insidieuses. C’est ce que nous dit Samuel Beckett dans la plupart de ses pièces, notamment dans Fin de partie, donnée en ce moment au Théâtre de la Madeleine »

lundi 23 mai 2011

Journal de Zoé : Rétrospective

Lundi 23 Mai 2011

J’ai ouvert ce journal le Mercredi 2 Mars 2011 par ces mots :
« Ici débute le Journal de Zoé Bergeret.

Je n’ai jamais écrit sur la première page lisse et blanche d’un cahier neuf amoureusement choisi :
« Petit cahier,  c’est à toi qu’aujourd’hui, jour de ma sortie de pension, je décide de confier mes impressions quotidiennes. L’honneur que je te réserve est grand. J’espère que tu l’apprécies. Puisses-tu demeurer toujours le plus discret de mes amis ! »

Eh bien, aujourd’hui, trois mars deux mille onze, âgée de soixante-huit ans, j’écris :
Ici débute le Journal de Zoé Bergeret »

Après cela, j’ai écrit tous les jours—enfin, presque  tout les jours—sur tel sujet qui passait :
Quelques confidences sur la vie supposée des Bergeret
L’avancement de mon « Histoire des Bergeret » qui en est toujours au même point.
Quelques remarques sur l’actualité récente
D’autres sur mes dernières lectures
N’oublions pas un projet de roman dont il me surprendrait fort que nous reparlions un jour
Quelques mots de l’inimitable Clopine Trouillefou
Des confidences sur mon activité de bibliothécaire
Le rappel d’un article ignoble lu dans mon enfance dans l’Almanach du Pèlerin
Des considérations sur l’incommunicabilité sur la Toile

Et, alors que deux jours plus tôt j’écrivais :
« Journée médiocre, malgré le beau temps.
Lu, dans un recueil récemment acheté, quelques préfaces, déjà lues pour la plupart, de romans du XIXème.
Demain, changement d’heure et pluie annoncée »
le 28 Mars, je recevais La Lettre et j’écrivais :
« Au courrier-- je parle du véritable courrier, celui qu’un véritable « facteur » dépose chaque jour ouvrable dans ma boite aux lettres--,  je trouve aujourd’hui, avec les habituels coupons de réduction—cette fois, j’userai peut-être de celui de la Redoute pour une table basse que j’avais décidé de commander en Avril--, l’objet le plus étonnant, le plus inattendu, le plus incongru, le plus anachronique, une lettre, une véritable lettre, une lettre manuscrite de deux pages pleines, pour tout dire une lettre de ma tante Jeanne dont je n’avais pas entendu parler depuis …. »

Et maintenant, quand je n’ai pas sa dernière lettre à déchiffrer, le croiriez-vous, je m’ennuie.

samedi 21 mai 2011

Journal de Zoé : Grave décision

Samedi 21 Mai 2011

Ce matin, nous sommes allés marcher le long de la Rigole de la Plaine.
Nombreux « joyeux pélerins ».
Au retour, j’ai trouvé dans mon courrier, les Mémoires de Saint-Simon commandées la semaine dernière.

Et, cet après-midi, j’ai rédigé une réponse à « ma tante » et je l’ai expédiée.

En voici la copie :

Madame que je ne sais comment nommer et après tout, pourquoi pas….

« Ma tante »,
J’ai évidemment été fort surprise par votre première lettre, un peu moins  par la suivante.
Comme vous le notez vous-même, je ne savais rien de votre existence et la question «L’avons-nous oubliée ou s’agit-il d’une mystificatrice ? » s’est posée, se pose encore.
Certaines erreurs manifestes de votre première lettre  que vous avez d’ailleurs tenté de justifier dans la suivante, dont on peut penser qu’elle n’a été écrite que dans ce but, vous avaient été plutôt favorables dans mon esprit tellement leur maladresse  infirmait l’hypothèse que nous pussions être victimes d’un escroc professionnel. De même, dans les exemples de votre deuxième missive, cette anomalie d’une jeune femme qui  croyait avoir fait l’Ecole Normale  d’Institutrices en 1943« ce qui aurait très probablement été le cas si le monde n’était pas devenu fou » et qui se retrouve prof de Latin dans les années 50, ce qui peut paraitre bizarre si on sait que l’Ecole Normale d’Instituteur n’était pas généralement la suite d’études secondaires classiques, cette anomalie-là ne vous disqualifie pas complètement à mes yeux.
J’ai beaucoup réfléchi, « tantine », et me suis finalement résolue à venir vous voir.
Il m’est impossible de préciser la date, mais ce sera aux alentours du 15 Juin.
A bientôt, « tantine »,
Zoé Bergeret

vendredi 1 avril 2011

Journal de Zoé : Bouvard et Pécuchet, Poil de Carotte et Tante Jeanne

Vendredi 1er Avril 2011

Trouvé, ce matin, sur le blog l’autofictif de Chevillard qui me sert de portail d’entrée sur Internet, :
« Commentaire d’un lecteur de Bouvard et Pécuchet sur le site d’une librairie en ligne : Ce qui est admirable dans cette histoire c'est l'amitié entre ces deux hommes d'un certain âge qui se retirent pour tout apprendre, tout essayer. Mais le gros défaut, c'est cette volonté encyclopédique qui pousse Flaubert à être exhaustif. C'est finalement rébarbatif. Du coup, pas de quartier, trois étoiles sur cinq possibles. Bien sûr, n’importe qui est autorisé à penser n’importe quoi de toute chose et l’on peut aussi à bon droit reprocher à l’asperge de n’être pas un salsifis. »

J’ai cherché ce site et ce commentaire. Cela a été assez rapide : ayant demandé la recherche de Bouvard et Pécuchet  à Google, j’ai opté pour le résultat amazon et bien m’en a pris.
Grâce à cette recherche, j’ai découvert un article de Maupassant sur un site fort intéressant, article et site  que j’ai signalés à Lucien.

J’ai trouvé, toujours pour Julien, mais cette fois pour sa « mémoire de lecteur », un extrait de Jules Renard parlant de Poil de Carotte.

Je poursuis la transcription de la lettre de ma « tante »  qui me parait de plus en plus suspecte.
Disons que Lucien et moi avons facilement acquis la certitude de l’imposture.
Mais poursuivons et nous verrons :

Je sais que, de tout cela, vous n’avez jamais entendu reparler, Que Paul n’a plus jamais parlé de son frère, qu’il a interdit qu’on vous en parle ; tout cela, je le sais par votre tante Berthe.
J’ai su la mort de Paul, celle de Berthe ; dernier témoin de cette histoire, j’ai pensé que vous aviez le droit de savoir et que j’étais votre dernière chance et que le temps m’était compté ; pour cela, j’ai pris la décision de t’écrire tout ce que je sais ; pourquoi à toi, ma petite Zoé, plutôt qu’à Lucien ? Un réflexe naturel de vieille dame qui se sentira toujours plus à l’aise avec une autre femme.
La rupture des deux frères a eu une double raison, une raison immédiate, un conflit d’intérêt et une raison plus ancienne qui paraissait oubliée, qui a ressurgi  à cette occasion et où je fus malheureusement « celle par qui le scandale arriva ».


Je pense que ce sera tout pour aujourd’hui : je sors jusqu’à ce soir et n’aurai guère de temps à consacrer aux élucubrations de celle qu’il me plait, malgré tout, d’appeler « tante Jeanne ».

mercredi 30 mars 2011

Journal de Zoé : je me mouche

Mercredi 30 Mars 2011

Un peu déprimée par la lettre de tante Jeanne, j’ai repris le rangement de la bibliothèque.
Résultat : j’éternue et je me mouche.
Au passage, j’ai fourni à Lucien une citation de Jules Renard pour « mémoire de lecteur » qui stagnait depuis le 28 Février. Mémoire de Lucien ou mémoire de Zoé ? Qui sait ?

J’ai aussi retrouvé un petit billet pour étoffer les « inédits de Charlotte » dans le mannequin.

Demain, je reprendrai la transcription des hiéroglyphes avunculaires.

samedi 26 mars 2011

Journal de Zoé : BOF !

Samedi 26 Mars 2011

Journée médiocre, malgré le beau temps.
Lu, dans un recueil récemment acheté, quelques préfaces, déjà lues pour la plupart, de romans du XIXème.
Demain, changement d’heure et pluie annoncée.

vendredi 25 mars 2011

Journal de Zoé : Judex

Vendredi 25 Mars 2011

Et, pendant que Charlotte cherchait le roman de ces deux frères--qui s’avérèrent beaux-frères car, dans la plus pure tradition du roman populaire, le gentil avait épousé la jolie mal dotée et le méchant la sœur laide mais riche--, pendant que je cherchais un conte de Noël que je ne retrouverai probablement jamais, Lucien cherchait un Judex qui avait fait ses délices il y a bien longtemps, Judex que j’ai trouvé pour lui voilà quelques mois et que je suis la seule à avoir relu.

jeudi 24 mars 2011

Journal de Zoé : Conte de Noël

Jeudi 24 Mars 2011

Hier, je vous parlais de Maitre Gaspard Fix et de Charlotte.
Pour moi, je voudrais, depuis fort longtemps, retrouver un numéro de l’Almanach du Pèlerin.
Connaissez-vous Le Pèlerin ?

Lisons Wikipedia :


« Le Pèlerin, aujourd'hui simplement appelé Pèlerin, est un hebdomadaire créé le 12 juillet 1873 et édité par le groupe de presse français Maison de la bonne presse, devenue depuis Bayard Presse.
Créé par la Congrégation des Assomptionnistes, favorables à l'Ordre moral du duc de Broglie, il fut comme La Croix antidreyfusard, voire antisémite *. Il a eu pour particularité d'être historiquement le premier magazine français en couleurs.
Consacré initialement à la question des pèlerinages catholiques (Notre-Dame de la Salette, Lourdes, etc.), il se présentait alors comme une sorte de bulletin de liaison, évoquant également plusieurs aspects liés à ces mouvements. Les fondateurs visaient deux objectifs : contribuer au mouvement de restauration religieuse et sociale, et, affirmer une présence catholique dynamique à travers des manifestations de masse (pèlerinages, enseignements, presse...).
Il s'est peu à peu intéressé à des sujets de société (aménagement du territoire, mesures sociales, évolution des mœurs), jusqu'à devenir un véritable hebdomadaire généraliste dans le dernier tiers du vingtième siècle. Sa couverture est actuellement titrée Pèlerin, l'hebdo du quotidien. »



*Ma recherche  a un rapport avec l’antisémitisme probable de cette publication.
Entre 7 et 10 ans, dons entre 1950 et 1953, j’ai eu l’occasion de lire son supplément l’Almanach du Pèlerin qui paraissait tous les ans vers Noël.
Je me souviens d’un « conte de Noël » qui parlait d’un vieux juif—usurier peut-être ? De cela je ne pourrais jurer—qui, une nuit de Noël évidemment, s’introduisait dans une église pour voler des hosties consacrées dans le tabernacle pur les jeter dans l’eau ou l’huile bouillante—je ne sais plus très bien, de même que j’ai oublié comment cela se terminait pour lui, peut-être une conversion miraculeuse, après tout il s’agit d’un conte de Noël--.
Ce dont je suis sure, c’est que ce « conte » avait laissé dans mon esprit d’enfant le germe de l’antisémitisme.
J’aimerais retrouver ce conte pour le confronter à mes souvenirs.
Recherche désespérée ?

mercredi 23 mars 2011

Journal de Zoé : Maitre Gaspard Fix

Mercredi 23 Mars 2011

En parcourant mes listes et mes rayonnages, je me suis intéressée à Erckmann et Chatrian.

Cela m’a rappelé l’histoire de leur arrivée chez nous et je suis surprise de ne pas en trouver trace dans les fichiers de Charlotte. On devrait trouver, pour la rubrique Mes lectures, un article sur Maitre Gaspard Fix.

Si ma mémoire est fidèle, Charlotte avait lu chez sa grand-mère il y a très longtemps déjà—je pense qu’elle n’avait pas dix ans-- un livre qu’elle avait aimé et dont elle se rappelait peu de choses : deux frères ennemis, un très riche, l’autre médecin républicain envoyé au bagne, le riche mourant des suites d’une piqure d’insecte, des souffleurs de verre ; elle pensait, sans certitude, qu’il s’agissait d’un roman d’Erckmann-Chatrian.
Pendant des années, nous avons cherché chez les bouquinistes les romans de ces auteurs .
Elle avait conçu de grands espoirs avec le titre Les deux frères.
Puis un jour, dans une préface à je ne sais plus quel recueil édité par Pauvert, on parlait de Maitre Gaspard Fix, on en évoquait l’intrigue, Charlotte y reconnut « son » bouquin.
Il est chez nous.
Charlotte l’a relu.

Voilà tout ce que je sais.

mardi 22 mars 2011

Journal de Zoé : Capendu

Mardi 22 Mars 2011

Pour sortir un peu de la bibliothèque familiale, je me promenais dans Gallica, à la recherche d’éventuelles archives du Pèlerin, quand je tombai sur un certain Ernest Capendu qui a écrit à la fin du XIXème des romans qui pourraient m’intéresser. Abebooks propose nombre de ses titres. Il sera peut-être difficile de trouver un exemplaire en bon état.
A suivre.

Journal de Zoé : Nettoyage de printemps

Mardi 22 Mars 2011

Parlons un peu de notre bibliothèque.
Elle s’est constituée peu à peu depuis 1964 par les apports de Lucien, de Charlotte et les miens.
A Lucien, nous devons surtout les auteurs de l’Antiquité, mais aussi le XVIIème et le XVIIIème français, puis, plus près de nous, France, Alain, Gide, Proust, Sartre, Camus.
Charlotte s’intéresse plutôt au Moyen-Âge et au XVIème, au roman anglais du XVIIIème, au roman du XIXème avec une prédilection pour Stendhal et quelques auteurs du XXème siècle.
Pour ma part, j’ai surtout participé en créant une section « polars » et  « romans populaires » que j’enrichis régulièrement. Je participe aussi en inventoriant tous les ans nos rayonnages, et en remettant à jour notre catalogue, ce que j’ai entrepris ces jours-ci.
Nous avons successivement adopté plusieurs méthodes de classement.
Depuis une dizaine d’années, nous avons opté—définitivement, je crois—pour l’ordre chronologique des auteurs—le chronologie des œuvres serait idéalement préférable mais impossible à mettre en œuvre-- ; nous repérons donc, lorsque l’information est disponible,  la date de naissance de l’auteur ; pour les œuvres anonymes, évidemment, la date de parution la plus probable est utilisée.