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jeudi 14 juillet 2011

Journal de Zoé : Fête Nationale

Jeudi 14 Juillet 2011

En ce jour de Fête Nationale :

J’ai reçu un message d’Abebooks—dont je suis une assez fidèle cliente—qui m’oriente vers une sélection d’intéressants bouquins.

J’ai écouté la chanson de Boris Vian la mieux adaptée à l’occasion.

J’ai pieusement recueilli cette perle de Claire Chazal, relevée par Eric Chevillard

« Il faudrait ne pas vieillir, ne pas voir les enfants devenir adultes et nous échapper, ne pas sentir chaque matin de petites douleurs insidieuses. C’est ce que nous dit Samuel Beckett dans la plupart de ses pièces, notamment dans Fin de partie, donnée en ce moment au Théâtre de la Madeleine »

jeudi 19 mai 2011

Journal de Zoé : Peu de choses

Jeudi 19 Mai 2011

Vélo.
J’ai proposé à Lucien un extrait du Journal de Jules Renard. Je crois qu’il l’a publié sur un de ses blogs.

En voici le texte :

--Oui, maman.
--D’abord, je ne suis pas votre mère, et je n’ai pas besoin de vos compliments.
Tantôt elle oubliait de mettre son couvert, tantôt elle lui donnait une fourchette sale, ou bien, encore, en essuyant la table, elle laissait des miettes devant sa bru. Au besoin, elle y amassait en tas celles des autres. Toutes les petites vexations lui étaient bonnes.
On entendait : « Depuis que cette étrangère est ici, rien ne marche. » Et cette étrangère était la femme de son fils. L’affection du beau-père pour sa bru attisait encore la rage de la belle-mère. En passant près d’elle, elle se rétrécissait, collant ses bras à son corps, s’écrasait au mur comme par crainte de se salir. Elle poussait de grands soupirs, déclarant que le malheur ne tue pas, car, sans cela, elle serait morte. Elle allait jusqu’à cracher par dégout.
Parfois elle s’en prenait au ménage tout entier. « Parlez-moi d’Albert et d’Amélie. Voilà des êtres heureux et qui s’entendent. Ce n’est pas comme d’autres qui en ont l’air seulement. »


mercredi 18 mai 2011

Journal de Zoé : Routine encore

Mardi 17 Mai 2011

Vélo avec Lucien et Charlotte. En pédalant, je composais une réponse à « tantine ».
Au retour, lecture : Un amour de Swann
Personne n’ayant envie de préparer le repas, restaurant le soir.
Couchés de bonne heure.


Mercredi 18 Mai 2011

Dans la famille Bergeret, je ne sais qui est le moins « motivé ».
Un peu, très peu, d’arrachage d’orties ce matin.
J’ai commencé la rédaction d’une réponse à « tantine » que je n’enverrai sans doute jamais.

Madame que je ne sais comment nommer et après quoi, pourquoi pas….

« Ma tante »,
J’ai évidemment été fort surprise par votre première lettre, un peu moins  par la suivante. Comme vous le notez vous-même, je ne savais rien de votre existence et la question «L’avons-nous oubliée ou s’agit-il d’une mystificatrice ? » s’est posée, se pose encore.
Certaines erreurs manifestes de votre première lettre  que vous avez d’ailleurs tenté de justifier dans la suivante, dont on peut penser qu’elle n’a été écrite que dans ce but, vous avaient été plutôt favorables dans mon esprit tellement leur maladresse  infirmait l’hypothèse d’un escroc professionnel. De même, cette anomalie d’une jeune femme qui  croyait avoir fait l’Ecole Normale  d’Institutrices en 1943« ce qui aurait très probablement été le cas si le monde n’était pas devenu fou » et qui se retrouve prof de Latin dans les années 50, ce qui peut paraitre bizarre si on sait que l’Ecole Normale d’Instituteur n’était pas généralement la suite d’études secondaires classiques, cette anomalie-là ne vous disqualifie pas complètement à mes yeux.

J’en suis là.
Je devrais répondre aux commentaires qui s’accumulent chez Charlotte.

On verra.

Je continue Swann.

vendredi 13 mai 2011

Journal de Zoé : Vélo et autres

Vendredi 13 Mai 2011

Vélo.
Arrachage d’orties ; lanterne du fond dégagée.
Commande sur AbeBooks des Mémoires de Saint-Simon

mercredi 30 mars 2011

Journal de Zoé : je me mouche

Mercredi 30 Mars 2011

Un peu déprimée par la lettre de tante Jeanne, j’ai repris le rangement de la bibliothèque.
Résultat : j’éternue et je me mouche.
Au passage, j’ai fourni à Lucien une citation de Jules Renard pour « mémoire de lecteur » qui stagnait depuis le 28 Février. Mémoire de Lucien ou mémoire de Zoé ? Qui sait ?

J’ai aussi retrouvé un petit billet pour étoffer les « inédits de Charlotte » dans le mannequin.

Demain, je reprendrai la transcription des hiéroglyphes avunculaires.

samedi 26 mars 2011

Journal de Zoé : BOF !

Samedi 26 Mars 2011

Journée médiocre, malgré le beau temps.
Lu, dans un recueil récemment acheté, quelques préfaces, déjà lues pour la plupart, de romans du XIXème.
Demain, changement d’heure et pluie annoncée.

vendredi 25 mars 2011

Journal de Zoé : Judex

Vendredi 25 Mars 2011

Et, pendant que Charlotte cherchait le roman de ces deux frères--qui s’avérèrent beaux-frères car, dans la plus pure tradition du roman populaire, le gentil avait épousé la jolie mal dotée et le méchant la sœur laide mais riche--, pendant que je cherchais un conte de Noël que je ne retrouverai probablement jamais, Lucien cherchait un Judex qui avait fait ses délices il y a bien longtemps, Judex que j’ai trouvé pour lui voilà quelques mois et que je suis la seule à avoir relu.

jeudi 24 mars 2011

Journal de Zoé : Conte de Noël

Jeudi 24 Mars 2011

Hier, je vous parlais de Maitre Gaspard Fix et de Charlotte.
Pour moi, je voudrais, depuis fort longtemps, retrouver un numéro de l’Almanach du Pèlerin.
Connaissez-vous Le Pèlerin ?

Lisons Wikipedia :


« Le Pèlerin, aujourd'hui simplement appelé Pèlerin, est un hebdomadaire créé le 12 juillet 1873 et édité par le groupe de presse français Maison de la bonne presse, devenue depuis Bayard Presse.
Créé par la Congrégation des Assomptionnistes, favorables à l'Ordre moral du duc de Broglie, il fut comme La Croix antidreyfusard, voire antisémite *. Il a eu pour particularité d'être historiquement le premier magazine français en couleurs.
Consacré initialement à la question des pèlerinages catholiques (Notre-Dame de la Salette, Lourdes, etc.), il se présentait alors comme une sorte de bulletin de liaison, évoquant également plusieurs aspects liés à ces mouvements. Les fondateurs visaient deux objectifs : contribuer au mouvement de restauration religieuse et sociale, et, affirmer une présence catholique dynamique à travers des manifestations de masse (pèlerinages, enseignements, presse...).
Il s'est peu à peu intéressé à des sujets de société (aménagement du territoire, mesures sociales, évolution des mœurs), jusqu'à devenir un véritable hebdomadaire généraliste dans le dernier tiers du vingtième siècle. Sa couverture est actuellement titrée Pèlerin, l'hebdo du quotidien. »



*Ma recherche  a un rapport avec l’antisémitisme probable de cette publication.
Entre 7 et 10 ans, dons entre 1950 et 1953, j’ai eu l’occasion de lire son supplément l’Almanach du Pèlerin qui paraissait tous les ans vers Noël.
Je me souviens d’un « conte de Noël » qui parlait d’un vieux juif—usurier peut-être ? De cela je ne pourrais jurer—qui, une nuit de Noël évidemment, s’introduisait dans une église pour voler des hosties consacrées dans le tabernacle pur les jeter dans l’eau ou l’huile bouillante—je ne sais plus très bien, de même que j’ai oublié comment cela se terminait pour lui, peut-être une conversion miraculeuse, après tout il s’agit d’un conte de Noël--.
Ce dont je suis sure, c’est que ce « conte » avait laissé dans mon esprit d’enfant le germe de l’antisémitisme.
J’aimerais retrouver ce conte pour le confronter à mes souvenirs.
Recherche désespérée ?

mercredi 23 mars 2011

Journal de Zoé : Maitre Gaspard Fix

Mercredi 23 Mars 2011

En parcourant mes listes et mes rayonnages, je me suis intéressée à Erckmann et Chatrian.

Cela m’a rappelé l’histoire de leur arrivée chez nous et je suis surprise de ne pas en trouver trace dans les fichiers de Charlotte. On devrait trouver, pour la rubrique Mes lectures, un article sur Maitre Gaspard Fix.

Si ma mémoire est fidèle, Charlotte avait lu chez sa grand-mère il y a très longtemps déjà—je pense qu’elle n’avait pas dix ans-- un livre qu’elle avait aimé et dont elle se rappelait peu de choses : deux frères ennemis, un très riche, l’autre médecin républicain envoyé au bagne, le riche mourant des suites d’une piqure d’insecte, des souffleurs de verre ; elle pensait, sans certitude, qu’il s’agissait d’un roman d’Erckmann-Chatrian.
Pendant des années, nous avons cherché chez les bouquinistes les romans de ces auteurs .
Elle avait conçu de grands espoirs avec le titre Les deux frères.
Puis un jour, dans une préface à je ne sais plus quel recueil édité par Pauvert, on parlait de Maitre Gaspard Fix, on en évoquait l’intrigue, Charlotte y reconnut « son » bouquin.
Il est chez nous.
Charlotte l’a relu.

Voilà tout ce que je sais.

mardi 22 mars 2011

Journal de Zoé : Capendu

Mardi 22 Mars 2011

Pour sortir un peu de la bibliothèque familiale, je me promenais dans Gallica, à la recherche d’éventuelles archives du Pèlerin, quand je tombai sur un certain Ernest Capendu qui a écrit à la fin du XIXème des romans qui pourraient m’intéresser. Abebooks propose nombre de ses titres. Il sera peut-être difficile de trouver un exemplaire en bon état.
A suivre.